Depuis déjà plusieurs années, le
quartier manioc appelé encore Artisanal a vu le nombre de ses écoliers
accroitre. Cet état de fait devrait logiquement faire bénéficier au quartier la
construction d’une école primaire. Mais hélas pour des raisons probablement
économiques et sans doute de programmation ni l’Etat ni la Mairie n’a pu
satisfaire à cette urgence. Ainsi les parents d’élèves se sont toujours vus
dans l’obligation d’inscrire leurs enfants loin d’eux c’est-à-dire dans les
écoles des autres quartiers de la ville. Malheureusement la complexité de la
traversée des voies qui mènent à ces écoles à parfois provoqué de graves accidents.
La
recrudescence de ces tristes évènements a poussé le quartier à se mobiliser
pour supplier Monsieur l’IEP d’alors
afin de leur affecter des enseignants ; pour stopper le calvaire des tout petits.
Ainsi les parents ont décidé de
commencer l’école du quartier dans un appartement de deux salles qu’ils
devraient louer à un particulier à raison de 150 000 Frs l’année.
Et pour la 1ère
année scolaire (2009-2010), une cotisation de 7 000 Frs fut arrêtée au
cours d’une ultime réunion toujours entre eux parents d’élèves du quartier
manioc.
Au vu de la situation dramatique que
traversent les enfants du quartier puis compte tenu de l’organisation propre
des parents et surtout au regard de la promesse de ceux-ci à Monsieur l’IEP de tout
mettre en œuvre afin que les années qui suivraient les habitants puissent bâtir quelque soit le matériel
utilisé ; l’école publique du quartier sur le site officiel lui attribué
par la Mairie ; Monsieur l’IEP a accédé à la requête des parents d’élèves
alors il a nommé un Directeur et un Adjoint pour l’aventure de l’EPP Sainte
Thérèse Artisanale.
Tout allait, un tant soit peu. La
première année s’est achevée avec un arriéré au propriétaire compte tenu du nombre très bas des élèves et le nombre
accru des besoins entre autre équipements en tables- bancs, tableaux, chaises
documents didactiques etc…
Nous avions entamé la 2nd année avec un peu plus d’espoir au regard du nombre élevé
des enfants et de la détermination des parents et des enseignants à relever le
défi de l’excellence d’une part et de la construction de quelques classes baraques. Mais hélas la guerre et la crise
poste électorale ont eu raison de ce challenge vital à une communauté aux
sources de revenus assez précaires et incertaines.
Aujourd’hui, nous sommes enjoints
par voie d’huissier de quitter les locaux du particulier envers qui la dette de loyer a considérablement
augmenté.
A l’idée que leurs enfants pourraient reprendre encore la marche
de plusieurs kilomètres avec tous les risques que
cela comporte ; les parents d’élèves de l’EPP Sainte Thérèse, qui entre
temps a obtenu son code d’Etablissement officiel luttent pour construire des
classes baraques pour maintenir cette école dans le quartier. En cette période d’après crise,
ces habitants ont plus que jamais besoins d’aide de toute provenance, en
particulier de celle de leurs Autorités
dans le domaine de l’Education.
Fait à Duékoué, le 10/02/2012
Le
Directeur de l’EPP Sainte Thérèse Artisanale
BROU
NOEL
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